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FORMES | Nouvelle équipe intégrée à la Maison des sciences humaines de l’ULB

Publié le 29 octobre 2026 – Mis à jour le 29 octobre 2026

FORMES est un groupe de recherche de l’Université libre de Bruxelles (ULB) qui se consacre aux questions de forme et aux approches formalistes dans une perspective interdisciplinaire.

Le groupe a été créé en 2026 à la Maison des Sciences Humaines (MSH), pôle interdisciplinaire de l’ULB. Le groupe se livrera à une réflexion nouvelle sur les rôles des formes : leurs forces créatrices; leurs histoires variées, leurs applications disciplinaires contrastées, ainsi que leurs aspects négligés et leurs apories. 

Fondateurs : Éric Van Essche (GRESAC – ULB), Natacha Pfeiffer (MSH – ULB), Graham Riach (MSH – ULB) et Janis Grzybowski (MSH – ULB).


FORMES se concentrera pour la période 2026-2030 sur quatre axes de recherche principaux :

Axe 1 — Formes de vie

Cet axe examine les formes que prend la « vie » dans différents domaines disciplinaires, à la fois en tant qu’objet d’étude et en tant que concept normatif. Les sciences sociales analysent les formes de l’expérience vécue et de la gouvernance ; l’architecture donne une forme spatiale aux hypothèses sur la vie humaine et non humaine ; la littérature donne corps à des vies narratives qui, à leur tour, influencent notre compréhension de nos propres existences ; et la philosophie examine le statut normative, ontologique et politique de la vie elle-même.

Axe  2 — Formes de pouvoir

Les formes font partie intégrante de la constitution du pouvoir. Les lois, les règles, les définitions juridiques, la reconnaissance diplomatique et la souveraineté sont autant de formes qui ne se contentent pas d’organiser des relations préexistantes, mais qui les établissent, les légitiment et, parfois, les rendent contestables et susceptibles d’être transformées. Notre objectif est de comprendre non seulement comment les formes symboliques répartissent la légitimité, rendant les choses visibles ou admissibles, mais aussi comment ces formes sont appropriées, déplacées ou subverties par ceux qui cherchent à transformer leurs effets.

Axe 3 — Formes de savoir

Le troisième axe de recherche considère les formes à la fois comme des conditions de possibilité du savoir et comme des objets de savoir en soi. Les modèles des sciences sociales, les structures juridiques, les genres poétiques et les formats numériques déterminent chacun ce qui peut être connu, par qui et avec quels effets. Nous pensons toujours à l’intérieur des formes qui s’offrent à nous, ce qui implique que de nouvelles formes pourraient ouvrir de nouvelles voies de compréhension du monde. Ce domaine de recherche examine donc les formes de la connaissance, la connaissance des formes et les cadres formels à travers lesquels les disciplines articulent leurs pratiques épistémiques.

Axe 4 — Les formes d’art

Ce volet examine les formes qui structurent la production, la diffusion et la réception des œuvres d’art à travers les différents médias et traditions. Les formes d’art sont des mécanismes dynamiques qui organisent l’expérience sensorielle, fonctionnant à la fois comme des contraintes et des lignes directrices. Ce qu’une forme révèle d’elle-même lorsqu’elle est transgressée, parodiée ou perturbée (le sonnet mis à rude épreuve, le procédé narratif subverti, la forme architecturale déstabilisée) est souvent tout aussi révélateur que lorsqu’elle remplit sa fonction première.

En réunissant les études littéraires, l’histoire de l’art, l’esthétique, la musicologie, les études cinématographiques et la théorie des médias, ce domaine de recherche favorise un dialogue attentif aux spécificités de chaque support tout en identifiant des enjeux transversaux : les formes sérielles, les genres normatifs, la relation entre forme et matière, ainsi que les transformations formelles induites par les environnements numériques et génératifs.