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La forêt qui cachait le musée

Publié le 4 mars 2026 Mis à jour le 4 mars 2026
 

Séminaire présenté par Camille de Ginestel, doctorante en Art et Sciences de l'Art à l'ULB et La Cambre

 

Bio 

Camille de Ginestel est doctorante en Art et Sciences de l'Art à l'ULB et La Cambre, sous la co-direction de Didier Debaise (GECo/ULB) et Hervé Charles (La Cambre). Sa recherche doctorale porte sur ce qu'elle nomme l'emprise végétale : la capacité des atmosphères forestières et leurs composés organiques volatils, à affecter les opérations de pensée. Son travail se situe à l'intersection de l'écologie chimique, de la philosophie pragmatiste et d'une pratique artistique qui articule la conception de dispositifs participatifs et d'installations immersives afin d'explorer les conditions matérielles de l'expérience atmosphérique.

Résumé

En 2020, une équipe de chercheurs japonais loue une galerie d'art dans le quartier de Ginza, au centre de Tokyo, pour y installer un dispositif immersif visant à simuler l'expérience de forêt. Vidéoprojections, sons spatialisés et diffusion d'odeurs de sapin composent cette installation dont l'objectif est d'établir si ce « bain de forêt numérique » produit les mêmes bénéfices qu'une immersion en forêt. L'étude conclut que oui. L'instrument central permettant de poser cette équivalence est le PRS (Perceived Restorativeness Scale), un questionnaire qui mesure les propriétés restauratives d'un environnement — sans distinction entre les effets du dispositif et ceux que produit le cadre dans lequel il est déployé. Que capte un tel instrument lorsqu'il est déployé dans une galerie d'art pour y mesurer la forêt ? Par où passe l'équivalence entre un espace naturel et un espace culturel ? Quelle qualité de l'expérience permet de se sentir au musée comme en forêt ?




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Date(s)
Le 12 mars 2026

12:30 - 14:00

Lieu(x)

Campus du Solbosch - ULB | Salle Rokkan
Bâtiment S, 12è étage, S12.234
44 avenue Jeanne, 1050 Bruxelles